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conduire au Québec

conduire au Québec
© scazon

C’est sûr qu’au vu de cet impressionnant amoncellement de panneaux, vous n’allez pas forcément me croire. Et pourtant, je vous l’assure, conduire au Québec, c’est facile ! Juste prendre quelques habitudes générales et garder quelques informations en tête…

Côté habitudes générales, une règle principale : rester cool ! Parisiens impatients et marseillais irascibles passez votre chemin, ici la route se partage avec calme et sérénité. Il faut dire qu’elle se partage d’autant plus facilement qu’elle est large et pas trop surpeuplée. Large, à l’image du pays. Ici, on a de la place. Alors on met 2×3 voies là où chez nous ce serait une voie dans chaque sens, et bien payé. Et pas trop surpeuplée, faudrait quand même exclure les villes principales aux heures de pointes. Le noeud autoroutier autour de Québec ou les ponts de Montréal à ces heures-là ont beau conna ®tre des originalités (pour nous) comme la voie réservée au covoiturage (amende au conducteur seul dans sa voiture) ou qui change de sens selon l’heure pour h ¢ter le gros du traffic, on peut quand même toucher au cauchemar autoroutier dans toute la démesure que seul le continent américain peut générer. Mais en restant cool au volant, c’est déjà ça…

La bo ®te de vitesse automatique, qui équipe la grande majorité des voitures, participe aussi de ce calme relatif. Si vous n’avez jamais conduit que des voitures à transmission manuelle, bonne nouvelle, vous allez apprendre. Car je n’ai pas rencontré à ce jour une seule offre de location de voiture à transmission manuelle. Et la conduite en automatique, si elle consomme un peu plus (les rigueurs du climat font que les québécois sont de grands utilisateurs de chauffage et de climatisation), est quand même nettement plus fluide.

Règle numéro un à respecter icitte (déclinaison locale d’ici) : les bus scolaires. Vous ne pouvez pas les rater, ils sont jaunes, ils clignotent dans tous les sens et ils ont un bras articulé qui se déplie pour empêcher les enfants de courir juste sous le nez du camion. Interdiction absolue de doubler un bus scolaire à l’arrêt ! Si vous le faites, ce n’est pas tout à fait la peine capitale mais il n’est pas exclu qu’on la réhabilité juste pour vous. J’exagère à peine. Aucune offense routière ne rivalise avec celle-ci, qui met en danger la vie des petits québécois.

Or, votre attention pourra être attirée ailleurs, surtout si vous cherchez à percer le secret de la priorité aux carrefours. Il est simple : y’en a pas. Oubliez la priorité à droite systématique. Ici, la majorité des carrefours sont équipés de quatre stops, un par direction (il faut dire que les tracés sont ici rectilignes et qu’il y a peu d’exemples de ces carrefours à 5,6, 7 ou 8 branches qui font le charme des cités françaises et le cauchemar de leurs conducteurs). La règle est simple : l’arrêt est obligatoire et le premier arrivé redémarre en premier. A vous de noter en vous immobilisant quel est votre rang et après quelle voiture vous redémarrerez. Sinon, ça peut durer très très longtemps, surtout que le conducteur local est courtois et ne pensera peut-être pas à vous klaxonner et vous insulter comme il est de bon ton de le faire chez nous. Il se dira juste “tiens, il a un souci, attendons”. Enfin, j’exagère un peu mais c’est à visées pédagogiques.

Par contre, les feux aussi sont nombreux. Et précision amusante, ils sont situés de l’autre côté du carrefour. Ne vous immobilisez donc pas sous leur nez, sous peine de tôle froissée, mais bien avant le carrefour. Ils auront l’amabilité de se parer d’orange et de rouge ensemble juste avant de passer au vert, pour que vous sortiez de votre engourdissement. Si c’est pas gentil, ça… Et notez que, en règle générale, vous avez l’autorisation de tourner à droite même quand le feu est rouge, en faisant attention quand même car vous n’êtes pas prioritaire. Exceptions à la règle : quand un panneau mentionne que c’est interdit et partout sur l’ ®le de Montréal, sauf si un panneau précise que c’est possible, par exemple la nuit. C’est un peu obscur, vu comme ça, mais vous verrez, à l’usage c’est très facile. Par contre, je ne comprends toujours rien aux panneaux montréalais de stationnement. Mais là on atteint “conduire au Québec niveau 2”, alors ce sera pour une autre fois…

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